ROMEA D'AMEOR - LES IMPERATRICES JAPONAISES

LES IMPERATRICES JAPONAISES

Par Roméa d'Améor
un parfum heureux aux huiles essentielles, qui repousse les idées sombres et vous détend dans la bonne humeur. Une femme heureuse est une femme raffinée. Cela se ressent.

ROMEA D'AMEOR - LES IMPERATRICES JAPONAISES









un parfum heureux aux huiles essentielles, qui repousse les idées sombres et vous détend dans la bonne humeur. Une femme heureuse est une femme raffinée. Cela se ressent.

Pour la Femme utilisant ce qu’elle est pour séduire, elle se dirige vers les autres, fière de son entité sophistiquée, l’Iridacée par ses yeux bleus regarde et pare les dames de sa plus belle robe féline. Il transmet par les vertus olfactives de ses huiles essentielles, raffinement et virtuosité depuis les premières Impératrices Japonaises.


 

FREESIA
MELON
YLANG-YLANG 
VIOLETTE-ROSE-MUGUET
FLEUR D’IRIS 
HELIOTROPE-PIVOINE 
RACINE D’IRIS
VETYVER-TECK-SANTAL
FEVES TONKA
VANILLE-MUSC









Asuka, capitale impériale du Japon en l’an 594.


Cela va bientôt faire deux années que Suiko, troisième fille de l’Empereur Kimmei, assure la fonction suprême d’impératrice. Les trente deux prédécesseurs étaient tous masculins, comme l’exige la tradition et c’est suite à de multiples guerres claniques et familiales qu’elle accéda au trône. Elle est la première femme à régner sur l’empire du Soleil Levant.

En son palais, chaque matin l’Impératrice contemple la vallée depuis une terrasse plongeant sur ses somptueux jardins. Chaque printemps, elle savoure le spectacle des cerisiers en fleurs qui tapissent de leurs pétales immaculés les pentes douces de la cité.

La fragrance délicate, légèrement perceptible mais puissamment séductrice, magnifie son élégance et ses gestes toujours empreints de raffinement. Ses jardiniers s’affairent en recomposant quotidiennement son allée personnelle. Chaque jour un nouveau parfum éphémère doit dominer. Peu d’artistes peuvent réussir ces miracles parfumés.

A force d’expériences, d’observation botaniques et climatiques, seuls quelques uns sont capables de prédire et préparer les diverses essences à agencer. Les serres impériales sont réputées pour receler d’exceptionnels spécimens auxquels les jeunes apprentis prodiguaient des soins attentifs et constants.

Elle rejoint son cabinet pour décider des affaires de l’empire, car bien que son fils le Prince Shotoku ait été nomé Régent depuis un an, c’est elle qui incarne toujours le pouvoir. Dotée, entres autres qualités, d’une grande ouverture d’esprit, elle projette de faire reconnaître le bouddhisme officiellement au Japon.

Cependant sa décision finale dépend du retour d’érudits émissaires qu’elle a missionnés pour s’enquérir des écrits des sutras auprès d’éminents conseillers. Une missive annonce leur arrivée prochaine et l’impératrice contient difficilement son impatience.

Son émotion est à peine retenue lorsque les missionnaires rapportent qu’ils ont rencontré le grand maître Hoyu dans la cité des parfums, le lieu même où les sutras de la grande Sagesse ont été longuement étudiés. Elle put ainsi confirmer sa décision et promulguer l’édit de reconnaissance du bouddhisme en 594.

Un autre fait remarquable lors de son règne est l’adoption d’une nouvelle constitution. L’étude des dix-sept articles l’absorbe tellement qu’elle doit abandonner son rituel matinal. De plus ses fréquents voyages ne lui permettent plus de s’évader dans ses jardins favoris.

Heureusement une proche conseillère lui apprend que la tradition bouddhiste mentionne sept caractéristiques de saveurs et parfums : Doux, léger, salé, âpre, amer, piquant et acide. Cela lui donne l’idée de faire élaborer une composition reprenant les senteurs exceptionnelles issues des plantes rares de ses serres d’Asuka.

Après plusieurs mois de tentatives infructueuses, son alchimiste trouve la formulation tant recherchée. Dès lors Suiko emporte son parfum qui esquisse son élégance, ses origines et ses souvenirs les plus précieux. Les cerisiers en fleurs, l’Ylang-Ylang, l’iris, le vétyver, le santal, le teck, les fèves tonka, toutes ces senteurs s’égrènent comme un chapelet d’orfèvre. Lorsqu’elle meurt en 628, la succession masculine reprend jusqu’à nos jours.

Cependant il est dit que les Ökisaki, nom donné aux épouses des empereurs, se sont transmis la formule secrète et qu’elles continuent à se parfumer ainsi tout en exerçant une influence majeure, où le lignage de l’unique impératrice demeure.

La tradition consistant à imposer un empereur pourrait être assouplie comme le désire récemment le peuple du Japon.

Ainsi, le titre reviendrait au premier des enfants nés. L’époque des Impératrices Japonaises serait-elle en voie de renaissance. ...


 


 
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