ROMEA D'AMEOR - LES ESPIONNES DU TSAR

LES ESPIONNES DU TSAR

Par Roméa d'Améor
Fleurez un parfum aux huiles essentielles qui augmente l’estime de soi

ROMEA D'AMEOR - LES ESPIONNES DU TSAR


Fleurez un parfum aux huiles essentielles qui augmente l’estime de soi. La femme confiante est bien dans sa peau, cela se voit. Son relationnel s’en ressent et est optimal. Cela se voit et donne envie.

Pour la Femme épanouie, en pleine féminité. Espionne talentueuse du Tsar. Les Lianes d’Argent, fleurs indigo couronnées d'un calice de velours blanc, prodiguent par leur parfum un charisme délicat à partir du silence précieux. Douées d’excellentes propriétés pour vivifier imagination et connaissances, donner dynamisme et éclat spirituel.

CITRON ITALIE 
PAMPLEMOUSSE ISRAEL 
ACCORD SORBET CITRON 
POMME-MELON 
LIANE D’ARGENT 
JASMIN-ROSE-MUGUET 
MAGNOLIA CHINE 
IRIS-SANTAL-PATCHOULY 
CARAMEL MERINGUE


St Pétersbourg 1720.



Le Tsar Pierre Le Grand a été récemment Informé que le monarque Louis XV jouit d'une réputation de mécène qui dépasse les frontières. Beaucoup d'artistes rivalisent pour obtenir de prestigieuses commandes afin d'orner les salons des palais. L'Ermitage se doit d'accueillir un de ces fleurons pour prouver au peuple de Russie que le rayonnement culturel de sa ville deviendra un des plus importants d'Europe, d'autant plus qu'il ambitionne d'obtenir le titre d'empereur.

Il décida donc de missionner vers la France Anna, son espionne favorite, qui, dotée d'un charisme certain, était toute indiquée pour relever ce défi. C'est au petit matin qu'elle prit place dans une calèche spécialement affrétée aux abords de la Neva.

Passé les faubourgs endormis, le chemin était baigné par un brouillard givrant, l'odeur légèrement acidulée de la campagne gelée fit penser à Anna au sorbet citron qu'elle avait dégusté la veille en compagnie du Tsar.

Elle était a cent lieues d'imaginer que le lendemain, elle partirait en solitaire pour un long voyage. Les premiers jours se déroulèrent sans encombre. La semaine allait se terminer quand en fin d'après midi l'équipage fit une embardée pour éviter une ornière. Il stoppa net après un fracas de bois rompu. Le sentier tortueux de la forêt était devenu moins praticable lors de la période de dégel de mai et les multiples chaos avaient provoqué la fatigue, puis la rupture d'un rayon.

L'incident mineur pouvait attendre le prochain relais en adoptant une allure plus modérée mais le cocher ne voulu pas prendre de risque. Il décida d'entamer immédiatement une réparation provisoire. La forêt était embaumée par les fleurs, le muguet exhalait par dessus car il formait un tapis si dense que l'on aurait crû qu'une averse de grêlons était venue perler le sous bois. Près de l'attelage, la conjugaison du cuir avec la crinière des chevaux ajoutait à l'ambiance odorante une puissance particulière.

Après plusieurs semaines Anna découvrit Versailles. Elle portait une missive calligraphiée en cyrillique dont le destinataire était François Boucher qui venait de remporter le grand prix de Rome. Obtenir une rencontre pour remettre en main propre cette enveloppe relevait de la prouesse, mais Anna savait quel atout elle allait utiliser.

Elle se présenta un soir dans la cour de l'atelier puis entra directement dans le vestibule pour demander à voir le maître. Bien entendu on trouva sa conduite inconvenante voire impertinente, d'autant plus qu'elle ne mentionna pas le nom de son commanditaire, mais elle assura qu'elle reviendrait le lendemain peu avant midi.

En effet, juste avant le déjeuner, le peintre l'attendait dans un salon attenant l'atelier. Lorsque la veille en fin de soirée il rendit visite à un disciple, pour vérifier l'avancement d'une série de tableaux, il fut frappé par une fragrance qui surpassait agréablement celle qui émanait des pigments mêlés sur les palettes.

On lui répondit qu'une jeune femme était venue pour le rencontrer et qu'elle avait tracé un sillon parfumé inconnu.

La curiosité de l'artiste fut aiguisée et c'est avec une pointe de malice qu'il reçu Anna. Celle-ci l'enquit de sa visite et lui remit la lettre lui promettant une fort belle somme s'il relevait le défi de produire un tableau qui serait exposé au musée le plus célèbre de la Grande Russie.

Aucun thème précis ; Pierre précisait de sa plume que le plus pur talent ne pouvait s'exprimer que librement. Lorsque Boucher releva les yeux, Anna avait déjà disparu. Seul le parfum qui émanait d'un tissu soyeux plié au fond de l'enveloppe, lui servit de source d'inspiration.

Cette vision immatérielle, fit que le maître peint lui même avec frénésie en un temps record une toile magnifique. Il donna ainsi naissance à une série célèbre. Il aurait pu intituler le tableau "Les espionnes du Tsar" tant les féminités du parfum que portait Anna étaient multiples.

En 1740, la Grande Catherine II acquit une pastorale du même auteur que l'on peut admirer à l'Ermitage. Cependant l'huile originale décrivant une scène de la campagne Russe, serait encore conservée dans les réserves secrètes de Saint Pétersbourg.

Seul un parfum de légende peut encore nous la faire imaginer.....


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